Ce qu’une norme conçue au Canada signifie pour les hébergements et les voyagistes en quête de la certification du GSTC
Le 7 juillet 2026, GreenStep est devenue la première organisation nord-américaine à proposer la certification du Conseil mondial du tourisme durable (GSTC) par rapport à une norme reconnue par le GSTC et conçue au Canada. Des audits indépendants sont menés par le partenaire de l’organisme de certification accrédité par le GSTC de GreenStep, RoyalCert, présent dans plus de 40 pays.
La certification du GSTC devient une exigence d’approvisionnement pour les principales plateformes de réservation, les gestionnaires de voyages d’affaires et les compagnies de croisières du monde entier. Jusqu’à présent, les entreprises touristiques canadiennes et nord-américaines devaient travailler avec des normes et des organismes de certification basés ailleurs, sans soutien régional ni critères conçus pour ce marché.
Comment GreenStep a élaboré une norme conçue au Canada
La norme de tourisme durable de GreenStep a été initialement élaborée en 2018, en utilisant les critères du GSTC comme fondement afin d’assurer l’alignement avec les meilleures pratiques reconnues mondialement et de permettre la reconnaissance par le GSTC. À cette époque, GreenStep a invité et mobilisé un large éventail d’entreprises touristiques canadiennes, de destinations, d’associations sectorielles, d’ONG et d’associations de tourisme autochtone pour fournir des commentaires et des avis sur notre projet de norme. De cette façon, nous avons pu nous assurer que nos critères et indicateurs reflétaient les lacunes et les opportunités réelles auxquelles les entreprises touristiques canadiennes sont confrontées lorsqu’elles visent la durabilité environnementale, sociale et culturelle dans leurs opérations.
En tant que propriétaire d’une norme basée au Canada, GreenStep comprend l’environnement réglementaire, le paysage du financement et les conditions du marché dans lesquels les entreprises touristiques d’ici évoluent réellement, et peut fournir un soutien avant et après la certification pour aider les entreprises touristiques à continuer d’améliorer leur performance en matière de durabilité. Parallèlement, une entreprise certifiée selon la norme GreenStep reçoit le même titre de compétence GSTC reconnu mondialement qu’une entreprise certifiée n’importe où ailleurs dans le monde.
La préférence algorithmique sur les OTA et les politiques d’approvisionnement constituent désormais un argument commercial pour la certification
Les agences de voyages en ligne représentent désormais environ 55 % du marché mondial des réservations de voyages. Booking.com et Trip.com sont tous deux des partenaires reconnus du programme d’accès au marché du GSTC, utilisant le statut de certification comme facteur de classement et de mise en avant des établissements, une pratique connue sous le nom de préférence algorithmique. Un établissement certifié ne reçoit pas simplement un badge sur son annonce. Il bénéficie d’une visibilité accrue dans les résultats de recherche et d’un placement privilégié que les établissements non certifiés n’obtiennent pas.
Les acheteurs de voyages d’affaires appliquent la même logique sous un angle différent. American Express Global Business Travel a fixé un objectif de 25 % de réservations d’hôtels certifiés par le GSTC d’ici 2025 et était en bonne voie pour l’atteindre ou le dépasser.
Le groupe Royal Caribbean s’est fixé pour objectif de certifier 60 % de ses excursions terrestres mondiales selon les normes du GSTC d’ici 2026, et exige que les voyagistes avec lesquels il travaille directement détiennent la certification du GSTC pour continuer à faire partie de son programme d’excursions durables. MSC Croisières suit un modèle d’achat préférentiel similaire pour ses fournisseurs d’excursions terrestres.
Les allégations vérifiées deviennent une exigence
Au Canada, la Loi sur la concurrence a été modifiée en 2024 par le projet de loi C-59 pour traiter explicitement de l’écoblanchiment, interdisant les allégations environnementales concernant une entreprise ou ses activités qui ne sont pas fondées sur des preuves adéquates et appropriées, la charge de la preuve incombant à l’entreprise qui fait l’allégation en cas de contestation. De graves conséquences financières et réputationnelles peuvent découler de la non-conformité.
Dans l’UE, la directive 2024/825, la directive sur l’autonomisation des consommateurs pour la transition verte, s’applique à partir du 27 septembre 2026. Elle interdit les allégations de durabilité génériques à moins qu’elles ne soient étayées, et exige que tout label de durabilité utilisé pour le marketing auprès des consommateurs de l’UE soit vérifié par un système de certification reconnu ou un organisme public. Un exploitant canadien faisant du marketing auprès des voyageurs européens, figurant sur une plateforme qui dessert les consommateurs de l’UE, ou travaillant avec des voyagistes émetteurs européens, sera visé par cette loi lorsqu’elle entrera en vigueur. Les allégations sur leur site web et leurs annonces sur les OTA sont ce à quoi la directive s’applique, et pas seulement les allégations des entreprises basées en Europe.
Le fil conducteur entre les deux est qu’une allégation déclarée n’est pas la même chose qu’une allégation vérifiée. Pour une entreprise touristique canadienne, la question pratique est de savoir si les preuves étayant vos allégations de durabilité résisteraient à l’examen d’un régulateur, d’une équipe d’approvisionnement ou d’un algorithme de plateforme. La certification du GSTC répond à cette question avec confiance et crédibilité.
Ce que cela signifie pour les entreprises avec lesquelles nous travaillons
Rien de tout cela n’exige de changements immédiats quant à ce que le tourisme durable requiert réellement d’une entreprise au quotidien. Ce qui a changé, c’est qui demande des preuves, et la manière directe dont ces preuves affectent désormais le fait qu’un établissement soit réservé, inclus dans une liste de circuits ou reste en conformité avec la réglementation. Une norme conçue au Canada et reconnue par le GSTC signifie que cette preuve est désormais disponible par l’entremise d’une organisation disposant d’une équipe locale qui comprend les réalités de l’exploitation ici, avec des audits tiers menés par un organisme de certification accrédité internationalement, et un titre de compétence reconnu partout où il voyage.
Les entreprises touristiques précédemment certifiées selon notre norme de tourisme durable conserveront leur statut de certification jusqu’à leur prochaine date de renouvellement, et pourront ensuite choisir soit de se recertifier selon la certification du GSTC, soit de suivre le parcours de tourisme durable de GreenStep.
Les entreprises touristiques intéressées par la certification du GSTC ou par le parcours de tourisme durable de GreenStep peuvent contacter notre équipe pour en savoir plus.

